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Résumé du projet

La multinationale de l’énergie E.On construit à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône la plus grosse centrale électrique au bois de France. Une aberration écologique qui incarne les dérives d’une transition énergétique mal menée.
Le 3ème groupe mondial du secteur de la distribution d’énergie prévoit d’y brûler 855.000 tonnes de bois par an, provenant des forêts du Sud de la France et des forêts du Canada et des États-Unis. Une des conséquences sera l’industrialisation des forêts avec la multiplication des coupes à blanc, la destruction d’éco-systèmes, la perte de fertilité des sols forestiers et des dommages notables à une voirie inadaptée à de lourds chargements de bois. Une fois encore, les profits seront privatisés et les dépenses assumées par la société...
La chaleur dégagée par le feu ne sera pas valorisée mais actionnera une turbine produisant de l’électricité, d’où un rendement énergétique déplorable de 35 % : les deux-tiers des arbres seront brûlés pour rien ! ou plutôt pour produire du CO2....
Plus aberrant encore, l’Etat français a décidé en 2011 de subventionner E.On à hauteur de 70 millions d’euros par an pendant 20 ans pour sa centrale à biomasse, l’argent devant être collecté par le biais des factures d’électricité. Une facture totale qui s’élève à 1,4 milliard d’euros pour le contribuable !
Selon le cahier des charges établi par la CRE, une telle centrale aurait dû fournir un rendement minimum de 60% pour avoir droit au prix bonifié proposé aux fournisseurs d’énergie renouvelable. Petits arrangements entre ami-e-s ?
A l’automne 2013, les citoyens et les élus locaux de la région des Alpes du Sud et des Cévennes apprennent que leurs territoires ont été désignés « zones d’approvisionnement prioritaire » pour du « bois forestier » par E.On pour sa centrale. Depuis, la contestation de collectivités locales s’organise dans les Haute-Alpes, les Alpes de Haute-Provence, en Ardèche, en Lozère...Environ 400 communes ont déjà, soit adopté une Motion contre les projets d’E.On et d’Inova, soit font partie de Communautés de Communes, de Parcs ou de Pays qui ont adopté une telle délibération. Deux Conseils généraux (= départementaux) ont également exprimé leur ferme opposition.
Il est urgent de se mobiliser physiquement sur site pour dénoncer le gaspillage de bois (rendement de 35 %), financier (1,5 milliard de subventions), le danger pour la santé publique (émission de particules fines et de dioxines), l’impact sur le trafic routier (un camion toutes les 2 minutes) et la perte d’emplois dans une filière bois locale fragile mais très dynamique.

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